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Bruxelles : Airbnb, un acteur (discret) de la tension sur le marché locatif ?

todayjuin 13, 2026 2

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Ça fait un petit temps que la question de l’impact d’Airbnb sur le marché du logement bruxellois trotte dans les esprits. Aujourd’hui, une analyse signée ING Belgique vient jeter un éclairage chiffré sur cette réalité. Selon leurs experts, la plateforme de location de courte durée retire à elle seule près de 3 000 logements entiers du circuit résidentiel classique dans notre capitale.

Imaginez : c’est l’équivalent de 0,8% de l’offre locative qui n’est plus disponible pour une occupation permanente, mais réservée aux séjours de quelques jours ou semaines. Et ce chiffre pourrait même être plus élevé si l’on comptabilise d’autres plateformes comme Booking.com. Alissa Lefebre, économiste chez ING, le confirme : « Cela montre que la location de courte durée contribue à la tension qui existe sur le marché du logement, sans toutefois constituer la principale explication du manque de logements abordables en Belgique. »

Dans le détail, ce sont très précisément 2 724 logements bruxellois qui échappent ainsi au marché traditionnel. Mais Bruxelles n’est pas la seule concernée : Anvers voit 1 304 logements basculer vers le court terme, et Gand 620. Au total, cela représente 4 648 habitations pour ces trois grandes villes belges. Un chiffre qui interpelle quand on sait que ces plateformes ont vu leur popularité exploser ces dernières années, avec des millions de nuitées réservées annuellement chez nous.

Mais attention, prévient ING Belgique, se focaliser uniquement sur Airbnb, ce serait « passer à côté du problème ». Le cœur du souci, c’est avant tout un manque criant de logements adaptés à l’évolution démographique. La hausse des coûts de construction, la baisse de la production et des réglementations parfois complexes viennent encore compliquer la donne.

Pour nos experts, le véritable défi consiste donc à augmenter la quantité de logements disponibles. Il faut mieux aligner l’offre sur la demande croissante de logements de plus petite taille et, surtout, créer un climat d’investissement stable pour soutenir les nouveaux projets de construction et de rénovation. Une réflexion essentielle pour l’avenir de notre marché immobilier.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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