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Chez nous, à Bruxelles, la question de la mendicité avec enfants reste un sujet sensible et complexe. Le 20 avril dernier, la Ville de Bruxelles a adopté un nouvel arrêté communal visant à interdire cette pratique dans le Pentagone et sur l’avenue Louise. Une mesure assortie d’une amende qui peut grimper jusqu’à 500 euros. Ce n’est pas la première fois qu’un tel texte est mis en place: un précédent dispositif datant de 2022 avait déjà été annulé par le Conseil d’État, soulevant des questions sur la pertinence et la légalité de telles approches.
Mais voilà, cette nouvelle mouture ne convainc pas tout le monde. Sept associations, dont la Ligue des droits humains, ATD Quart Monde et le Front commun SDF, ont décidé de monter au créneau. Elles estiment que ce nouvel arrêté présente les mêmes « fragilités juridiques » que le précédent. Pour ces organisations, le texte est clair: il est « disproportionné, inefficace pour aider ces familles et contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ». Des mots forts qui soulignent une profonde inquiétude.
Ce qui choque particulièrement les associations, c’est le durcissement des sanctions financières. Passer d’une amende de 350 à 500 euros, est-ce vraiment la solution? Elles rappellent, à juste titre, qu’« aucune amende ne mettra fin à la pauvreté, aucune amende n’a jamais aidé personne à sortir de la rue, au contraire ». Et les faits semblent leur donner raison: plusieurs mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté, la situation des enfants et des familles concernées n’a pas montré d’amélioration concrète. Par exemple, aucun enfant n’aurait été inscrit à l’école, un objectif pourtant essentiel pour leur avenir.
Pour ces associations engagées, l’objectif réel derrière ce type d’arrêté est malheureusement tout autre que l’aide ou la protection. Elles dénoncent une volonté « de chasser et invisibiliser les personnes concernées de l’espace public ». Une approche qui, selon elles, ne fait que déplacer le problème sans jamais s’attaquer à ses causes profondes. La balle est désormais dans le camp du Conseil d’État, qui devra trancher sur la légalité et la pertinence de cette nouvelle mesure bruxelloise.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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