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Nos Urgences Paul Brien Menacées ? Schaerbeek Se Mobilise Pour Ses Soins de Proximité !

todaymai 30, 2026 5

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C’est une nouvelle qui fait trembler le nord-est de Bruxelles : les urgences du site Paul Brien, à Schaerbeek, pourraient fermer leurs portes. Alors que 40 000 personnes y sont accueillies chaque année, cette perspective, issue d’une réforme nationale du paysage hospitalier, a poussé le conseil communal de Schaerbeek à voter une motion forte ce mercredi. L’objectif ? Demander le maintien de ce service vital pour nos Schaerbeekois. « C’est l’unique service d’urgences présent dans le nord-est de Bruxelles », rappelle Cédric Mahieu, échevin de la Santé et des finances de Schaerbeek, soulignant que le pourcentage d’habitants à plus de 30 minutes d’un service d’urgence passerait de 2% à 65% en transports en commun. Un véritable coup dur pour l’accès aux soins de proximité.

Cette réforme est portée par le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, qui insiste sur la nécessité d’une réorganisation face au vieillissement de la population et au manque persistant de personnel. Il l’assure, il ne s’agit pas d’une « opération d’économies », mais bien d’une rationalisation. Un groupe d’experts a planché sur le sujet, et leurs conclusions, complétées par une simulation du KCE, ont de quoi inquiéter : la réforme pourrait entraîner la disparition ou la réduction significative de l’offre de pas moins de 39 hôpitaux généraux à travers le pays dans les dix ans. À Bruxelles, cinq établissements sont concernés, dont le Bracops et notre cher Paul Brien.

L’idée n’est pas forcément de fermer ces hôpitaux, mais plutôt de les transformer. Quatre nouvelles catégories d’établissements verraient le jour : l’hôpital régional général, le centre hospitalier universitaire, le centre médical local et l’hôpital de soins intermédiaire. Malgré les assurances du ministre, de nombreux députés, notamment francophones, ont exprimé leurs craintes, craignant des difficultés d’accès, surtout dans les zones rurales. « Il est nécessaire de réorganiser notre paysage, ce n’est pas évident, je comprends certaines préoccupations sur le terrain mais une organisation plus rationnelle est nécessaire », a martelé le ministre, insistant qu’aucune mesure concrète n’a encore été prise et que la concertation se poursuit avec les entités fédérées.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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