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Caroline Désir (PS) monte au créneau : « La majorité fait la sourde oreille sur nos salaires et nos pensions ! »

todaymai 30, 2026 4

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La députée Caroline Désir (PS) était l’invitée de Fabrice Grosfilley sur Bonjour Bruxelles et n’a pas mâché ses mots concernant les réformes actuelles du gouvernement fédéral. En plein débat parlementaire sur l’indexation, elle a exprimé une vive opposition, qualifiant le projet de la majorité de « particulièrement injuste » pour les citoyens.

Au cœur de la discorde : le fameux « double saut d’index partiel » que le gouvernement souhaite imposer. Pour la socialiste, c’est une attaque directe contre le pouvoir d’achat des travailleurs. « Nous l’avons contesté de toutes nos forces, » a-t-elle affirmé, déplorant que la majorité semble vouloir « passer en force » sans écouter la concertation sociale. Alors que les prix du caddie et le coût de la vie grimpent, elle s’inquiète que les salaires des Belges ne puissent plus suivre proportionnellement.

Face aux critiques reprochant à l’opposition de ralentir les débats, Caroline Désir est catégorique : « Nous avons simplement utilisé les moyens démocratiques à notre disposition. » Le dépôt d’amendements et le renvoi au Conseil d’État sont, selon elle, des étapes essentielles de la vie démocratique, et non des manœuvres dilatoires. Le PS, insiste-t-elle, est fermement attaché au principe de l’indexation automatique des salaires.

Autre dossier explosif : la réforme des pensions. Là encore, Caroline Désir ne décolère pas. Elle la juge « injuste et mal ficelée, » s’appuyant même sur les analyses du Bureau du Plan qui prévoient que les Belges devraient « travailler plus pour gagner moins, » avec un impact particulièrement négatif sur les femmes et les métiers pénibles. La députée met en lumière l’inégalité d’espérance de vie entre un ouvrier et un cadre, plaidant pour une réforme qui tienne compte de la pénibilité du travail, comme le propose sa propre proposition de loi.

Quant aux arguments sur le vieillissement de la population, Caroline Désir les balaye comme de simples « choix politiques. » Elle estime que le gouvernement se concentre sur la Sécurité sociale sans s’attaquer aux « ultra-riches » ou aux multinationales qui engrangent des profits colossaux en pleine crise énergétique. Un constat qui, pour elle, souligne le manque de volonté politique d’une réelle justice sociale.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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