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Bruxelles face aux drogues : un « chef d’orchestre » bientôt pour coordonner la riposte !

todayjuin 20, 2026 4

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La question des drogues à Bruxelles, on le sait, est un défi complexe qui mobilise déjà de nombreux acteurs. Mais comment faire pour que toutes ces bonnes volontés travaillent main dans la main ? C’est la question à laquelle la Région bruxelloise tente de répondre avec la mise en place prochaine d’un « commissariat » ou, plus précisément, d’une fonction de coordination dédiée. L’idée n’est pas de créer une énième administration, mais bien de mieux articuler les forces vives déjà présentes sur le terrain. Comme le souligne Aline Godfrin (MR), « on n’a pas besoin d’une administration en plus qui va théoriser ou faire des statistiques », insistant sur l’importance de l’action concrète.

Le constat est clair : le diagnostic concernant le trafic de drogue et ses conséquences, on le connaît. Ce qui manque, c’est une personne avec un mandat clair pour transformer ces constats en actions efficaces et concrètes. Benjamin Dalle (CD&V) le rappelle : le ministre-président prendra le lead politique, mais « il faut une personne avec un mandat clair qui peut coordonner toutes ces politiques ». Car la lutte antidrogue, ce n’est pas qu’une affaire de police ou de justice ; cela touche aussi la prévention, l’accompagnement des personnes dépendantes et les soins de santé, impliquant une multitude d’institutions qui, pour l’instant, travaillent encore trop souvent en parallèle.

Le futur coordinateur aura donc pour mission de créer des ponts essentiels entre ces différents mondes. « Il y a beaucoup d’initiatives qui sont excellentes à Bruxelles », reconnaît Benjamin Dalle, citant les associations d’aide aux toxicomanes. Mais le hic, c’est la coordination. Le monde de la justice et de la police est encore trop souvent éloigné de celui du suivi médical et social. Aline Godfrin abonde dans ce sens, soulignant que cette fonction servira à « mettre en place des actions supplémentaires » et à résoudre sur le terrain ce problème « endémique qui pourrit finalement la ville de Bruxelles », notamment dans les « hotspots » identifiés.

Si le processus de recrutement est désormais lancé, quelques questions restent en suspens : le futur responsable sera-t-il un commissaire indépendant ou intégré à une structure existante comme Safe.brussels ? Quelle sera exactement sa marge de manœuvre ? Une chose est sûre : majorité et CD&V s’accordent sur l’essentiel. Il ne s’agit pas de dupliquer ce qui existe, mais bien d’améliorer la synergie et l’efficacité de tous les acteurs mobilisés pour une Bruxelles plus sereine face à ce fléau.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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