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IVG en Belgique : Le CD&V sous le feu des critiques, un « compromis » qui ne passe pas

todayjuin 9, 2026 3

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Chez nous, en Belgique, la question de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est une fois de plus au cœur des débats. Et ça fait jaser ! La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), a mis sur la table une proposition visant à étendre le délai légal d’avortement de 12 à 14 semaines. Une avancée, diront certains ? Pas pour le Centre d’action laïque (CAL), qui n’y va pas par quatre chemins : il s’agit ni plus ni moins d’une « braderie des droits des femmes » qui ferait fi de l’avis des experts.

Car oui, souvenez-vous, un groupe d’experts académiques – issus de toutes nos universités dotées d’une faculté de médecine – avait rendu son rapport en 2023. Et leurs conclusions étaient claires : un allongement du délai jusqu’à 18 semaines, la suppression du fameux délai de réflexion de six jours, et la dépénalisation pour les femmes concernées. Des recommandations qui, jusqu’à présent, se sont heurtées à un mur, le CD&V et la N-VA ayant systématiquement bloqué toute tentative de réforme plus ambitieuse. La proposition actuelle de la ministre Verlinden, bien que présentée comme un compromis, est donc loin des attentes du monde scientifique et des défenseurs des droits des femmes.

Pour le CAL, cette nouvelle proposition confirme l’opposition du CD&V à une « réelle modernisation » de notre législation. Ils estiment que le parti chrétien-démocrate fait un « compromis avec lui-même », en s’arrêtant à 14 semaines, en réduisant le délai de réflexion sans le supprimer, et en passant sous silence la question des sanctions pénales. C’est donc, selon eux, une nouvelle occasion manquée de mettre la législation belge en phase avec les avancées scientifiques et sociétales, et de garantir pleinement les droits des femmes à disposer de leur corps.

Face à cette situation, le Centre d’action laïque lance un appel clair aux autres partis de la majorité fédérale : « Ne tombez pas dans ce piège ! ». Ils rappellent l’importance de traduire l’évidence scientifique en loi et demandent que la liberté parlementaire soit respectée sur ce sujet sensible. L’enjeu est de taille, car il s’agit d’une question de santé publique essentielle qui mérite une approche dépassionnée et basée sur le consensus des experts, plutôt que sur des logiques de majorité gouvernementale.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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