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La Rue du Bailli, un semi-piétonnier qui fait jaser : Amendes à la clé… mais pas pour Ixelles !

todaymai 21, 2026 3

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Avis aux automobilistes qui ont l’habitude d’emprunter la Rue du Bailli depuis l’Avenue Louise ! Le nouveau tronçon semi-piétonnier, fraîchement réaménagé après des mois de travaux, est désormais sous haute surveillance. Des caméras ANPR, prêtes à flasher, vont bientôt distribuer des amendes de 58 euros aux véhicules non autorisés. Mais attention, la pilule a du mal à passer du côté d’Ixelles : cet argent bienvenu ne viendra pas renflouer les caisses communales, car cette portion stratégique se trouve… sur le territoire de la Ville de Bruxelles ! Une situation qui fait déjà parler dans les couloirs de l’hôtel de ville ixellois.

Ce projet, porté par la STIB, la Région bruxelloise et la Ville de Bruxelles, vise avant tout à fluidifier la circulation de nos bus et trams, notamment la ligne 81. Désormais, entre l’Avenue Louise et la Rue de Livourne, seuls les taxis, services de secours, cyclistes et quelques véhicules spécifiques sont autorisés à circuler. Pour les autres, ce sera le flash et la sanction automatique, à l’image de ce qui se pratique déjà sur la Chaussée d’Ixelles. Une mesure pour le bien commun… ou pas, selon les points de vue.

Côté politique, à Ixelles, l’ambiance est au débat. L’échevin Gauthier Calomne (MR), en charge de l’Économie et du Commerce, tient à rassurer : « L’ensemble de la Rue du Bailli située sur le territoire ixellois reste accessible à la circulation. Les nombreux commerces ixellois qui s’y trouvent seront heureux de vous y accueillir, quel que soit votre mode de transport ». Mais il ne cache pas ses réserves, voire son opposition, à ce dispositif. La nouvelle majorité (PS-MR-Engagés) marque une rupture avec la position initiale, bien que le projet ait été lancé en 2023 sans opposition lors de l’enquête publique et avec l’accord des autorités communales d’alors.

En effet, la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), avait souligné à l’époque une concertation menée « comme prévu avec les communes », recevant même un avis positif de la Ville de Bruxelles et d’Ixelles. Seule demande spécifique : ne pas superposer ce chantier à celui du Châtelain. Mais aujourd’hui, le vent a tourné et la position ixelloise a clairement évolué, laissant planer un certain malaise sur la gestion et les retombées financières de ce semi-piétonnier.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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