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Coup de projecteur sur le Foyer Anderlechtois : Des allégations d’ingérence politique ébranlent le logement social

todaymai 21, 2026 3

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Un vent de tempête souffle sur Anderlecht, et plus particulièrement sur notre cher Foyer Anderlechtois. L’émission d’investigation Pano de la VRT a récemment levé le voile sur des pratiques qui font grand bruit : des soupçons de favoritisme et de clientélisme qui auraient gangrené l’attribution des logements sociaux. Le Foyer, qui gère près de 3 800 habitations et prévoit d’en ajouter 700 de plus, est au cœur de cette polémique. Le reportage pointe du doigt Lotfi Mostefa, le président du Foyer, l’accusant d’avoir potentiellement utilisé sa position pour influencer l’attribution des logements et ainsi renforcer sa campagne en vue des élections communales de 2024.

Ces allégations, loin d’être des rumeurs, sont désormais confirmées par Marcela Gori, la vice-présidente elle-même. « C’est ce que je vis et dénonce depuis six mois », confie-t-elle, ajoutant que l’ingérence politique au sein du Foyer n’est pas une nouveauté pour elle. Si elle s’est dite « scandalisée » par le reportage, elle n’a pas été « étonnée », ayant déjà observé et dénoncé ces pratiques en interne avant de se tourner vers la presse face à un « discours de sourd ».

Mais alors, qui veille au grain ? Ne devrait-on pas avoir des garde-fous solides ? Marcela Gori soulève des doutes quant à l’efficacité des contrôles. Selon elle, si la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) effectue bien des contrôles de légalité, il manquerait une vérification approfondie des dossiers qui remontent. « Si le président a de bons contacts avec le personnel qui travaille, bien évidemment qu’il peut privilégier certains dossiers plutôt que d’autres… C’est ce qu’on a vu dans le reportage », explique-t-elle, mettant en lumière un système potentiellement vulnérable aux influences.

Face à la gravité des faits, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Gaëtan Van Goidsenhoven, chef de file libéral à Anderlecht, a fermement appelé Lotfi Mostefa à « faire un pas de côté ». Il insiste sur le fait que si ces accusations – interventions politiques, traitements préférentiels, pressions sur l’administration – sont avérées, elles « touchent directement à l’intégrité de la gestion publique et à la confiance que les citoyens doivent pouvoir accorder à leurs institutions ». La balle est désormais dans le camp de la justice, qui devra faire toute la lumière sur cette affaire pour préserver la crédibilité des institutions locales.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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