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Démission choc à Bozar : Un vent de discorde souffle sur la scène culturelle bruxelloise

todaymai 15, 2026 5

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Un vent de discorde souffle sur les couloirs de Bozar, le prestigieux Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Mohamed Ouachen, figure connue du paysage culturel, a claqué la porte de son Conseil d’Administration, une décision qui fait grand bruit. En cause : la programmation d’un concert de l’Orchestre philharmonique de Munich, dirigé par le chef d’orchestre israélien Lahav Shani, une venue qui ne passe pas inaperçue dans le contexte actuel.

Pour Mohamed Ouachen, la situation est claire et sans équivoque. Sur sa page Facebook, il a expliqué sa position : « Lahav Shani n’est pas juste un chef comme un autre. Il est directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Israël, une institution qui se présente elle‑même comme l’ambassadeur culturel officiel d’Israël, un État dont les actions sont qualifiées de génocide par Amnesty International et d’apartheid par la Cour internationale de Justice. Et aujourd’hui, dans le contexte que l’on connaît, ce choix a un sens politique ». Un point de vue tranché qui met en lumière les enjeux éthiques et politiques de cette programmation et l’impossibilité pour lui de cautionner une telle décision.

Cette polémique n’est pas sans précédent. Lahav Shani avait déjà vu sa prestation annulée au dernier moment lors du Gent Festival van Vlaanderen en septembre dernier. Du côté de Bozar, le directeur Christophe Slagmuylder a tenu à clarifier la situation au Standaard. Il a expliqué que les discussions avec l’Orchestre philharmonique de Munich et son chef avaient débuté bien avant les événements de Gand, dès début 2025. Après une suspension des négociations, l’institution a finalement décidé de maintenir l’invitation, estimant qu’il n’y avait « aucune raison de ne pas les inviter ».

Cette démission souligne une fois de plus la fine ligne entre l’expression artistique et les considérations géopolitiques, notamment dans un haut lieu de la culture comme Bozar. Elle interroge la responsabilité des institutions culturelles face aux enjeux mondiaux et la capacité de l’art à rester en dehors des débats qui animent la société, provoquant des remous jusque dans les conseils d’administration.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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