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L’Émotion à vif au procès Falzone : Strépy-Bracquegnies revit son drame à la cour d’assises

todaymai 15, 2026 2

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La cour d’assises de Mons a été le théâtre d’une journée particulièrement éprouvante ce mardi, alors que le procès de Paolo Falzone se poursuit. L’émotion était palpable, et le silence pesant s’est fait entendre lorsque les témoignages des victimes et de leurs proches ont replongé l’assemblée dans l’horreur du drame de Strépy-Bracquegnies. Un moment fort a marqué l’audience : le public s’est levé, visiblement secoué, lorsque Paolo Falzone lui-même a pris la parole, quelques larmes perlant sur son visage.

Parmi les voix qui ont fendu le cœur de l’assistance, celles des parents d’un jeune Gille grièvement blessé ont été particulièrement poignantes. La maman, les sanglots dans la voix, a rappelé l’ambiance festive précédant le drame : « Tout le monde était content de se retrouver. Puis j’entends une voiture… » Son mari a poursuivi, décrivant un bruit assourdissant, « comme celui d’un avion », avant de voir la voiture foncer sans freiner. « C’est un bruit horrible, comme une boule de bowling », a-t-il confié, décrivant la scène où il voit le véhicule continuer sa course après l’impact. Dans le chaos qui a suivi, ce père, policier de métier, a mis à profit ses connaissances en premiers secours pour sauver son fils, le découvrant au sol avec « un trou dans la tête, du sang partout ».

Pendant que le père prodiguait les premiers soins à son fils, la mère cherchait désespérément sa filleule et son amie. « Je criais leurs noms sans imaginer les retrouver au sol », a-t-elle témoigné, le désespoir dans les yeux. Si sa filleule a pu être retrouvée consciente, bien que grièvement blessée, son amie Laure Gara n’a pas eu cette chance. « On m’a dit qu’elle n’était plus là. Tout de suite, j’ai pensé à ses enfants », a-t-elle relaté, un cri du cœur. Le jeune Gille, malgré une intervention neurochirurgicale salvatrice, porte désormais de lourdes séquelles neurologiques et comportementales.

La filleule, elle, continue de se déplacer avec des béquilles, son corps et son esprit marqués à jamais par cette journée, comme elle l’a si bien dit : « Chaque partie de ma vie a été marquée par le 20 mars ». Ce mardi, la cour a également accueilli le compagnon de Laure Gara, dont le témoignage poignant a ajouté à la douleur ambiante. Au fil de ces récits, c’est toute la communauté de Strépy-Bracquegnies qui a revécu les instants d’une tragédie indicible. Même Paolo Falzone n’a pu retenir ses larmes, murmurant « J’en ai presque les jambes coupées » face à ces témoignages qui rappellent l’ampleur des vies brisées. L’audience a ainsi mis en lumière non seulement le déroulement des faits, mais surtout les cicatrices indélébiles laissées par ce drame sur les familles, les amis et toute une région.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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