Slider News

Anderlecht : Le procès s’ouvre, des passés lourds et des versions contradictoires

todaymai 13, 2026 3

Arrière-plan
share close

Le quartier d’Anderlecht retient son souffle alors que le tribunal se penche sur l’affaire des coups de feu qui ont secoué la commune en mars 2025. Deux prévenus, R.C. et Bilal Haddouche, aux lourds passés judiciaires, ont été entendus cette semaine, mais ils contestent fermement les faits qui leur sont reprochés. R.C., l’un des accusés, assure n’avoir jamais tiré sur la victime et affirme même ne pas avoir été à bord du véhicule suspect la nuit des faits, seulement les jours précédents. Une version qui promet des débats animés.

L’autre prévenu, Bilal Haddouche, n’est pas un inconnu des services de justice. Il évoque des «rumeurs» circulant dans le quartier à l’époque, désignant R.C. comme le tireur. Son passé judiciaire est particulièrement lourd : il a été condamné en 2017 à 17 ans de détention criminelle par la cour d’assises de Bruxelles pour un meurtre commis à l’arme blanche en 2013 dans la station de métro Rogier. Actuellement sous bracelet électronique, il est défendu par Me Samira Bouyid, et son implication dans cette nouvelle affaire ajoute une couche de complexité au dossier.

Quant à R.C., son parcours récent est tout aussi mouvementé. Il est actuellement incarcéré suite à une affaire de stupéfiants antérieure aux tirs d’Anderlecht. Condamné à Paris en 2024 pour du transport de drogue, il avait bénéficié d’un congé pénitentiaire et était sorti de prison le 6 mars 2025, soit à peine deux semaines avant les événements d’Anderlecht. Le mandat d’arrêt délivré dans le cadre de cette nouvelle enquête prolonge désormais sa peine initiale, le ramenant derrière les barreaux.

Au cœur de cette affaire, il y a une victime, R.L., un «jeune gamin» selon son avocate, Me Éléonore Van Rosen, gravement blessé à l’abdomen et en incapacité pendant de longs mois. Malgré les demandes de la défense, qui souhaitait que R.L. soit entendu à nouveau, le tribunal a décidé de s’en tenir aux déclarations déjà présentes au dossier. Ce refus, combiné aux «déclarations contradictoires» de la partie civile, rend ce dossier «très complexe», comme l’a souligné la procureure du roi. Elle a d’ailleurs annoncé un réquisitoire de deux heures trente pour tenter de démêler cet écheveau et présenter sa vision des tirs du 22 mars 2025.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania