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Urgence humanitaire à Bruxelles : Des familles à la rue, les associations dénoncent une ‘politique de non-accueil’

todayavril 24, 2026 5

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La semaine a commencé sur une note difficile à Bruxelles. Mardi à l’aube, la Ville a procédé à l’évacuation d’une dizaine de tentes installées devant le hub humanitaire. Une décision « nécessaire » selon les autorités communales, invoquant de « graves problèmes d’hygiène et de sécurité ». Mais cette action, qualifiée de « difficile », est perçue comme la conséquence directe de la politique d’asile menée au niveau fédéral par la ministre Anneleen Van Bossuyt (N-VA). La Ville de Bruxelles lance un appel clair : « Soit elle décide de régulariser avec un accès au travail, soit elle met en place des politiques de retour accompagnés. Mais ce qu’elle ne peut plus faire, c’est ne rien faire. »

Ce jeudi, c’est un front commun de sept organisations humanitaires – parmi lesquelles Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières et le CIRÉ – qui monte au créneau. Dans leur rapport alarmant intitulé « Politique de non-accueil – État des lieux », elles dénoncent les répercussions de la politique fédérale, surnommée « Arizona », entre juillet et décembre 2025. Selon elles, cette période a vu une dégradation drastique des conditions d’accueil des demandeurs d’asile en Belgique.

Alors que la société civile et les institutions internationales appellent la Belgique à agir depuis 2021, les associations constatent l’inverse. « Les mesures législatives adoptées à l’été 2025 excluent de nouvelles catégories de demandeurs d’asile et aggravent la situation humanitaire », déplorent-elles. Le nombre de places d’accueil au sein du réseau Fedasil diminue, alors qu’à la fin de l’année 2025, pas moins de 2 000 personnes étaient toujours en attente d’une place.

Cette situation a des conséquences humaines dramatiques. Manon Cochereau, référente santé chez Médecins du Monde, témoigne : « À partir de l’été 2025, en plus des hommes seuls déjà nombreux à la rue, nous avons vu apparaître des femmes et des enfants en bas âge. C’était la première fois que l’on en voyait autant. » Ces personnes, bien qu’ayant légalement droit à une prise en charge par Fedasil, se retrouvent livrées à elles-mêmes, sans accès à l’hébergement, à la nourriture ou aux soins. Une précarité qui entraîne une dégradation croissante de leur santé physique et mentale.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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