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Nuits bruxelloises : Qui s’adapte à qui ? La Région clarifie les règles du jeu !

todayavril 22, 2026 6

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Ah, nos nuits bruxelloises ! Vibrantes, animées, mais parfois aussi… bruyantes. C’est un éternel débat entre les fêtards, les gérants de nos boîtes de nuit emblématiques et les habitants qui aspirent à un peu de calme. Pour mettre fin à ce casse-tête, une proposition d’ordonnance est sur la table de la Région de Bruxelles-Capitale qui pourrait bien changer la donne. L’idée ? Clarifier qui doit faire des efforts quand une nouvelle habitation ou un nouveau club pointe le bout de son nez.

Le cœur de cette nouvelle approche, inspirée du concept d’« agent of change » déjà en vigueur à Londres, repose sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». Concrètement, cela signifie que le dernier arrivé sur les lieux devra prendre les mesures nécessaires pour limiter les nuisances sonores. Si un nouveau bâtiment résidentiel se construit près d’un club existant, c’est au promoteur de prévoir l’isolation adéquate. Inversement, si une nouvelle discothèque s’installe dans un quartier déjà habité, c’est à elle de s’assurer que le niveau sonore reste acceptable pour les voisins. Cette proposition vise à modifier le Code bruxellois de l’aménagement du territoire et le Code du Logement, et rendra même obligatoire de signaler la présence d’un club ou d’une salle de concert lors d’une vente ou location. Fini les mauvaises surprises !

Cette initiative n’est pas le fruit du hasard. Rappelez-vous l’émoi général en janvier 2023, lorsque le célèbre Fuse, une institution de nos nuits, avait dû fermer temporairement suite à la plainte d’un voisin. Cet événement avait mis en lumière la fragilité de notre secteur culturel nocturne face aux réglementations et avait déclenché une mobilisation sans précédent, avec une pétition qui avait récolté plus de 68 000 signatures ! Dans la foulée, le « clubbing » a même été reconnu comme patrimoine culturel immatériel de notre Région. Cette nouvelle ordonnance, fruit de nombreuses discussions et de l’avis du Conseil d’État, se veut donc une réponse concrète pour protéger cette culture nocturne, tout en assurant une meilleure cohabitation. Elle se concentrera d’ailleurs strictement sur les activités de clubbing et un périmètre de 20 mètres autour des établissements concernés.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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