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Affaire des drones : La Belgique aurait-elle payé le prix fort pour une menace fantôme ?

todaymai 22, 2026 4

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L’air est chargé de questions autour d’un marché public d’envergure, celui de l’acquisition de matériel anti-drones par la Belgique. Près de 50 millions d’euros ont été déboursés suite à des signalements de survols illicites, et aujourd’hui, cette opération fait l’objet d’une information judiciaire. Le Parti Socialiste, par la voix de Christophe Lacroix, réclame désormais un audit approfondi de la Cour des comptes, estimant que la transparence n’était pas au rendez-vous.

Pour le député socialiste, le dossier est loin d’être clair. Il dénonce une procédure négociée sans réelle mise en concurrence, qui aurait mené à une dépense bien supérieure au prix du marché. « C’est un dossier qui n’est pas net, qui est même très opaque », a-t-il affirmé, soulignant que l’inspection des finances elle-même a relevé que le pays aurait « payé beaucoup plus cher » que s’il y avait eu une vraie comparaison des offres.

L’argument de l’urgence, avancé par l’ancien ministre de la Défense Theo Francken pour justifier cette procédure rapide, est également remis en question. Christophe Lacroix pointe du doigt un chiffre frappant : « Plus de 75 % des signalements étaient des faux signalements », relativisant ainsi la menace immédiate qui aurait justifié un tel empressement.

Face à ces doutes persistants et aux réserves émises par l’inspection des finances concernant le respect des règles des marchés publics, Christophe Lacroix a été le seul membre de la commission des Achats militaires à s’abstenir lors du vote. Un geste fort qui témoigne de son inquiétude quant à la gestion de cet important dossier.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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