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Adieu les trottinettes partagées ? Bruxelles face à un double défi : sécurité et alternatives crédibles !

todayjuin 18, 2026 5

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C’est officiel, les trottinettes partagées tireront leur révérence à Bruxelles dès 2027. Une décision qui, si elle vise à améliorer la sécurité en ville, soulève de nouvelles questions épineuses. Pour Benoît Godard de Vias, l’interdiction seule ne suffira pas si les usagers se tournent vers des trottinettes privées, souvent bien plus puissantes et non conformes. « Le problème, c’est que le monde de la mobilité évolue très vite », explique-t-il, rappelant que certains modèles peuvent atteindre des vitesses folles, bien au-delà de ce qui est autorisé. Imaginez : 105 km/h pour une trottinette lors d’un contrôle à la Bourse ! Le vrai enjeu, selon lui, est donc de s’attaquer à ces engins non réglementaires qui menacent la sécurité de tous.

Au-delà de la sécurité, le débat touche aussi à l’accessibilité. On entend souvent que les trottinettes partagées sont un moyen de transport bon marché pour tous. Mais Damien Deroanne nuance cette idée. « Un trajet moyen de 15 minutes, c’est autour des 5 euros », précise-t-il. Pour un usage régulier, la facture annuelle peut vite grimper à plusieurs centaines d’euros. Loin d’être un service universel comme les transports en commun, la trottinette partagée représente donc un coût significatif pour les utilisateurs assidus. L’argument de l’accessibilité mérite donc d’être sérieusement réévalué.

Face à ce constat, la Région bruxelloise ne reste pas les bras croisés et mise sur une alternative bien connue : le vélo ! Martin Lefrancq de Bruxelles Mobilité l’assure : une nouvelle ère pour les vélos partagés s’annonce. L’objectif ? Un service de vélos électriques en libre-service « bien supérieur » à l’actuel Villo!, avec plus de vélos, et surtout, plus de stations pour mailler toute la ville. L’ambition est claire : proposer une solution de mobilité douce, fiable et accessible, capable de compenser la disparition des trottinettes et de convaincre les navetteurs.

Alors que plusieurs capitales européennes ont déjà tourné la page des trottinettes en libre-service, Bruxelles se retrouve à la croisée des chemins. Entre la nécessité de garantir la sécurité de tous, la recherche d’alternatives véritablement accessibles et le défi des engins privés non conformes, la tâche est ardue. Reste à voir si cette nouvelle stratégie autour du vélo électrique saura séduire les dizaines de milliers d’utilisateurs actuels et transformer durablement les habitudes de mobilité dans notre belle capitale.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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