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« On est assez grands pour dire non ! » : La jeunesse wallonne-bruxelloise se lève et exige sa place

todayjuin 12, 2026 4

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Ces dernières semaines, nos rues et nos écoles en Fédération Wallonie-Bruxelles ont vibré au rythme des manifestations étudiantes. Qu’il s’agisse de la hausse du minerval, des mesures d’économies ou de la réforme du statut des enseignants, les raisons de la contestation sont nombreuses. Mais derrière ces revendications bien concrètes, un message encore plus fort résonne : nos jeunes ne veulent plus être de simples spectateurs, ils exigent d’être de véritables acteurs du débat public.

Comme le souligne Soline Pegnyemb, présidente du Comité des élèves francophones, cette mobilisation ne date pas d’hier. « On n’écoute pas les jeunes de façon générale », explique-t-elle, rappelant d’autres contestations passées. Pour beaucoup d’entre eux, le sentiment est clair : on valorise leur parole quand ça arrange, pour la participation citoyenne par exemple, mais dès qu’un désaccord surgit, leur légitimité est remise en question. C’est un peu comme si on leur disait : ‘Vous avez le droit de parler, tant que vous êtes d’accord avec nous !’ Une frustration bien légitime, n’est-ce pas ?

Mais attention, nos jeunes ne sont pas que les « citoyens de demain », comme on l’entend souvent. Pierre-Yves Rosset, directeur du Service droit des jeunes de Bruxelles, insiste : « Ils sont aussi titulaires de droits aujourd’hui. Ce sont déjà des acteurs et des actrices de la société. » La Convention internationale relative aux droits de l’enfant le dit clairement : les jeunes ont le droit d’exprimer librement leur opinion sur ce qui les concerne. Alors, quand on entend qu’un enfant n’a rien à faire dans une manifestation, c’est tout simplement faux. Ils ont le droit de prendre part à la vie démocratique, ici et maintenant.

Même si les réformes contestées ont finalement été adoptées par la majorité, l’onde de choc de ces mobilisations pourrait bien laisser une trace durable. Nos jeunes sont de mieux en mieux informés de leurs droits, et le message est clair : ils refusent d’être consultés uniquement pour la forme. C’est une nouvelle génération qui se lève, consciente de sa force et déterminée à faire entendre sa voix, non pas comme un murmure, mais comme un véritable appel à une participation authentique et respectée.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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