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Après une première vague de contestation qui a fait vibrer les rues de Charleroi la semaine dernière, c’est au tour des jeunes de l’Athénée Royal Jules Destrée, à Marcinelle, de passer à l’action. Ce lundi matin, dès 7h30, les portes de l’établissement sont restées closes, non pas par hasard, mais bien par la volonté de ses propres élèves. Un blocage déterminé pour faire entendre leur voix face à des réformes qui ne passent pas.
Cette mobilisation n’est pas un coup de tête. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large, suite au vote du fameux « décret-programme 2 ». Les élèves marcinellois le disent haut et fort dans un communiqué : ils considèrent cette réforme comme une « véritable sentence de mort pour l’enseignement ». Face à une direction qui, selon eux, « refuse catégoriquement de bouger ou de prendre position », ce sont eux qui ont décidé de « reprendre le flambeau » pour défendre leurs professeurs et la qualité de leur éducation.
Mais qu’est-ce qui met nos jeunes en si grande colère ? Deux points majeurs cristallisent les tensions : l’augmentation de 10 % de la charge horaire pour les enseignants du secondaire supérieur, sans la moindre compensation salariale, et la hausse significative du minerval pour une partie des étudiants de l’enseignement supérieur, passant de 835 à 1.200 euros pour près de 58 % d’entre eux. Des mesures d’économies qui, selon le monde de l’enseignement et ces élèves révoltés, risquent de porter un coup fatal à la qualité et à l’accessibilité des études. Les jeunes estiment n’avoir pas été écoutés et veulent montrer leur opposition sans équivoque.
« Nous organisons cette action de manière déterminée pour faire entendre notre voix, soutenir notre corps enseignant et réveiller les consciences », expliquent-ils. Loin de vouloir se laisser abattre, ces élèves courageux se mobilisent pour leur avenir et celui de leurs professeurs, qui « subissent de plein fouet ces réformes sans que personne dans l’école ne lève le petit doigt pour les défendre ». Une belle preuve de solidarité et d’engagement citoyen qui résonne bien au-delà des murs de l’Athénée Jules Destrée.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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