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Météo capricieuse en Belgique : Un expert décrypte ce yoyo climatique !

todayjuin 4, 2026 2

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Ces dernières semaines, notre belle Belgique a connu un véritable tourbillon météorologique. Après des journées dignes d’un été méditerranéen fin mai, avec des températures flirtant avec les 30°C, nous avons basculé en un clin d’œil vers des orages violents et des pluies torrentielles le week-end dernier. De quoi nous laisser perplexes ! Pour y voir plus clair, nous avons interrogé Xavier Fettweis, climatologue renommé à l’ULiège, qui nous éclaire sur ces changements rapides.

Selon le professeur Fettweis, cette alternance de périodes de chaleur intense et d’épisodes orageux violents n’est malheureusement plus une surprise. « Normalement, en Belgique, nous avons un climat tempéré maritime, c’est-à-dire quelques jours de beau temps, puis de la pluie, avec une répartition uniforme de la pluie pendant toute l’année », explique-t-il. Mais avec les changements climatiques, la donne change : « la dynamique atmosphérique évolue, le vent dominant diminue et, du coup, les systèmes météo restent beaucoup plus longtemps sur place. » C’est ce qui s’est passé avec le ‘dôme de chaleur’ fin mai, qui a bloqué les grosses chaleurs chez nous pendant une bonne semaine.

Lorsque cette situation de blocage se débloque, la dépression qui arrive peut stagner elle aussi. « Quand la dépression arrive, elle amène du mauvais temps, qui peut rester pendant plusieurs heures, ou plusieurs jours, ce qui génère des inondations », précise le climatologue. Ce schéma, où une période de temps stable (chaud ou pluvieux) s’étire anormalement, est donc le revers de la médaille de cette nouvelle dynamique atmosphérique. Il faut s’y faire, et surtout s’y préparer.

Pour Xavier Fettweis, il est crucial de se préparer à ce genre d’alternance « temps très chaud / orages violents et pluies intenses ». Et le constat est sans appel : « Il faut se dire que ça va s’amplifier. C’est qu’on n’aura pas non plus (seulement) une semaine de beau temps, mais peut-être deux semaines de beau temps, puis trois semaines de beau temps, et puis beaucoup de pluie et ainsi de suite. » En d’autres termes, les extrêmes risquent de s’accentuer et de durer plus longtemps. Une perspective qui nous pousse à réfléchir à nos adaptations locales.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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