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Ce samedi soir, le monde du handball féminin liégeois était suspendu à un match crucial, et l’issue n’a laissé personne indifférent. L’Union Beynoise a réussi l’exploit de se maintenir en Division 1, offrant un immense soulagement à ses supporters. Mais de l’autre côté du terrain, c’est une page historique qui s’est tournée pour le Fémina Visé, contraint de dire adieu à l’élite après une défaite face aux Beynoises.
C’est une véritable secousse pour le handball belge : après 37 saisons consécutives dans l’élite et un palmarès impressionnant de treize titres nationaux, le Fémina Visé est relégué en deuxième division. Une descente qui sonne comme un coup de tonnerre pour le club le plus titré du royaume. Juliette Maes, ailière visétoise, ne cache pas l’amertume : « Ça fait un peu mal. (…) On a quand même eu trois coachs différents cette saison. Ça n’aide pas. On a perdu pas mal de joueuses aussi. Et puis oui, il y a eu pas mal de problèmes internes qui ont fait que sur le terrain, du coup ça se ressent fort. » Des problèmes en coulisses qui ont lourdement pesé sur les performances.
Sur le terrain, la manche retour des play-down n’a laissé que peu de place au suspense. Malgré l’enjeu capital pour les Bassi-mosanes, ce sont les Unionistes qui ont pris les commandes dès le début. Plus mobiles, plus incisives, les Beynoises ont rapidement creusé l’écart, menant déjà 20-8 à la pause. Un avantage qui s’est avéré insurmontable. « Les filles ont joué à 100 %. (…) On a su profiter de l’occasion. Et oui, il y a eu non-match si on peut le dire comme ça », explique Roy Pironet, assistant coach de l’Union, soulignant la détermination de son équipe face à un Visé affaibli.
Le score final de 36-22 scelle le sort des deux équipes. Pour l’Union Beynoise, c’est un énorme soulagement. La capitaine Charlotte Vrancken, le sourire retrouvé, confie : « C’est un énorme soulagement parce que la saison n’a pas été facile. (…) Je pense qu’on gagne avec la manière et donc on ne peut être que satisfaite de cette fin de saison. » Après une saison compliquée, les Beynoises peuvent souffler et envisager l’avenir avec optimisme, espérant même les play-offs l’année prochaine. Du côté du Fémina Visé, cette relégation est perçue comme un mal nécessaire pour relancer un nouveau cycle et, espérons-le, retrouver un jour l’élite.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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