Slider News

Schaerbeek : quand nos profs corrigent en plein air pour défendre l’avenir de nos écoles !

todaymai 23, 2026 5

Arrière-plan
share close

Chez nous, à Schaerbeek, nos profs ne lâchent rien ! Ce jeudi matin, une dizaine d’enseignants de l’école Louise de Marillac ont posé leurs stylos et leurs piles de copies… directement sur le trottoir. Une action pour le moins visuelle, et désormais bien connue du mouvement de grève, qui vise à mettre en lumière le travail invisible qu’ils accomplissent au quotidien. Pendant que certains corrigeaient en plein air, d’autres distribuaient des tracts aux passants, expliquant leur démarche. « L’idée est de montrer tout le travail invisible que le public ne voit pas », confie Lucie Bertrand, institutrice chevronnée. « Il y a toujours une culpabilité de laisser nos élèves sans nous, mais je pense qu’il est important de marquer le coup parce qu’au final c’est surtout pour eux qu’on le fait. » Un message fort pour nos enfants, n’est-ce pas ?

Mais alors, qu’est-ce qui pousse nos enseignants à descendre dans la rue ? La colère monte face à des coupes budgétaires qui menacent directement la qualité de l’enseignement. Dans leur ligne de mire : la diminution des fonds pour la rénovation et l’entretien des bâtiments scolaires, la réduction du financement du matériel scolaire gratuit, ou encore la baisse drastique des moyens alloués à l’encadrement différencié. Pour Walter Putman, délégué CSC Enseignement, ce sont des mesures qui mettent en péril la capacité des écoles à « prendre soin et développer au maximum le bien-être et les compétences des enfants qui présentent des besoins spécifiques ». En clair, c’est l’accompagnement de nos jeunes les plus fragiles qui est en jeu.

Ce mouvement n’est pas isolé. À l’école Louise de Marillac, ce sont pas moins de neuf professeurs sur dix qui ont croisé les bras ce jour-là. Et l’action s’étend bien au-delà : sur l’ensemble de Bruxelles, une quarantaine d’écoles affiliées à la CSC mènent des initiatives similaires. Le syndicat a d’ailleurs déposé un préavis de grève courant sur dix jours, jusqu’au 27 mai. Une date symbolique, car elle devrait coïncider avec le vote du décret-programme qui entérinerait les mesures d’économies annoncées l’automne dernier. C’est donc une période cruciale pour l’avenir de l’éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, et nos enseignants schaerbeekois sont en première ligne pour se faire entendre !

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania