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La décision est tombée et elle est claire comme de l’eau de roche : la commune d’Evere, par la voix de son bourgmestre Alessandro Zappala, ne compte pas laisser passer sans réagir la fusion des six zones de police bruxelloises, récemment votée à la Chambre. Une procédure de recours devant la Cour constitutionnelle est en préparation, marquant une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose plusieurs entités locales à cette réforme.
Le maïeur socialiste a annoncé qu’il soumettrait cette démarche au Collège des bourgmestres et échevins, puis au conseil communal, avec la ferme intention de se joindre à Brulocalis et à d’autres communes bruxelloises qui partagent cette même inquiétude. Pour M. Zappala, la réforme est loin d’être une solution miracle. Au contraire, il craint qu’elle n’« éloigne davantage les citoyens de leur police et de leur commissariat » et qu’elle n’apporte « aucune solution opérationnelle » concrète pour nos quartiers.
Les préoccupations ne s’arrêtent pas là. Le bourgmestre d’Evere émet de sérieuses réserves quant aux garanties avancées par le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin. Il pointe du doigt l’objectif d’un agent de quartier pour 2 000 habitants, alors qu’à Bruxelles, la moyenne est déjà plus favorable (un agent pour 1 700 habitants). Pour lui, c’est une régression qui signifie ni plus ni moins « moins de présence de proximité », à un moment où nos agents sont déjà fortement sollicités. Et c’est sans parler de la crainte de voir des commissariats fermer leurs portes ou réduire drastiquement leurs horaires, ce qui serait un coup dur pour le lien direct entre la police et les habitants.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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