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Bruxelles, bien plus qu’une ville : Son influence s’étend sur des millions de Belges !

todaymai 21, 2026 3

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On le savait un peu, on le sentait au quotidien en voyant les navetteurs affluer chaque matin : l’influence de Bruxelles dépasse largement ses frontières administratives. Mais une toute nouvelle étude de l’IBSA, réalisée en partenariat avec l’Université de Liège, vient mettre des chiffres précis sur cette réalité. Elle nous révèle que notre capitale est le véritable cœur battant d’un bassin de vie bien plus vaste que ce que l’on imagine. D’abord, il y a l’agglomération bruxelloise, ce tissu urbain continu qui s’étire au-delà des 19 communes, jusque dans certaines zones flamandes et wallonnes. Cet espace, c’est déjà 1,7 million d’habitants, dont une grande majorité (75%) vit au sein de la Région bruxelloise.

Mais l’influence de notre capitale ne s’arrête pas là ! L’étude va plus loin en définissant le « Complexe Résidentiel Urbain » (CRU). Il s’agit de toutes les communes où au moins un habitant actif sur cinq travaille à Bruxelles. Et là, les chiffres donnent le tournis : on parle d’une zone qui englobe pas moins de 2,9 millions de personnes ! C’est la preuve que Bruxelles joue un rôle absolument central dans l’organisation de notre territoire. Cette centralité se manifeste par les nombreux déplacements domicile-travail, mais aussi par les défis que cela représente en termes de logement, de mobilité et de développement économique pour toute la région.

Et ce territoire ne cesse de grandir ! Entre 2001 et 2025, ce « Complexe Résidentiel Urbain » bruxellois a accueilli environ 500 000 habitants supplémentaires, la plus forte croissance démographique du pays. Cette expansion s’est surtout faite sentir en Wallonie, avec une influence qui s’étend désormais jusqu’aux agglomérations de Mons, Charleroi et Namur. En Flandre, par contre, l’étude note un léger recul de cette aire d’influence. La raison ? Le développement économique y est plus diffus, réparti entre plusieurs pôles dynamiques comme Gand, Louvain ou Anvers. On observe d’ailleurs des dynamiques contrastées : la croissance flamande se concentre près de Bruxelles, tandis qu’en Wallonie, elle est plus marquée dans des zones plus éloignées de la capitale.

Ces évolutions sont capitales et nous rappellent que les enjeux liés à la mobilité, au logement ou à l’aménagement du territoire ne s’arrêtent pas aux frontières régionales. Pour les auteurs de l’étude, il est clair qu’une approche plus globale et concertée est indispensable pour gérer au mieux cette réalité urbaine tentaculaire. C’est notre quotidien à tous, Belges francophones et néerlandophones, qui est en jeu, et cela demande une réflexion commune pour l’avenir de notre pays.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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