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C’est une histoire qui a fait grand bruit dans le quartier de Dampremy, et qui remonte à la mi-avril. Le 20 avril dernier, la rue Joseph-Wauters a été le théâtre d’une incivilité pour le moins surprenante : de l’huile de moteur a été déversée délibérément sur le tout nouveau trottoir. Mais ce qui rend cette affaire particulière, c’est que l’acte a été capté par une caméra de surveillance ! Les images ne laissent aucune place au doute : on y voit clairement l’un des jeunes, bidon à la main, répandre le liquide noir. L’indignation a été vive parmi les riverains face à ce geste gratuit.
Face à cette dégradation manifeste, l’échevin en charge des voiries, Éric Goffart, n’a pas tardé à réagir. Le point sera officiellement abordé lors du prochain conseil communal, mais la décision est déjà prise : la Ville de Charleroi va porter plainte et se constituer partie civile. « Il est important que la Ville puisse agir pour obtenir réparation. C’est ce que nous faisons lorsque c’est nécessaire, au civil comme au pénal », a-t-il affirmé, soulignant la détermination des autorités à défendre l’espace public.
Il faut savoir qu’en Belgique, dégrader l’espace public – qu’il s’agisse d’un trottoir, d’une rue ou de mobilier urbain – en y déversant une substance nocive ou salissante comme de l’huile, est considéré comme une incivilité grave. Les sanctions peuvent être administratives, allant jusqu’à 500 euros d’amende, sans compter l’obligation pour le contrevenant de prendre en charge les frais de remise en état, que ce soit le nettoyage ou la réfection complète du trottoir.
Mais l’affaire pourrait prendre une tournure encore plus sérieuse. Si la dégradation est intentionnelle et qu’elle crée un danger – ce qui semble bien être le cas ici – les faits peuvent être qualifiés de vandalisme ou de dégradation de bien public au niveau pénal. Le Code pénal prévoit des peines pour la destruction ou la détérioration de la propriété d’autrui, y compris les biens publics comme nos voiries. La constitution de partie civile par la Ville permettra donc d’avoir un accès direct au dossier et de s’assurer que justice soit faite face à ce geste irresponsable.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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