C’est une inquiétude qui grandit de jour en jour au cœur de notre tissu associatif bruxellois. Pas moins de 38 associations, qui travaillent quotidiennement pour la sécurité et la prévention dans nos quartiers, viennent de lancer un appel pressant aux autorités. En cause : un flou total sur le financement de leurs missions essentielles dans le cadre du Plan Global de Sécurité et de Prévention (PGSP).
Sur le terrain, la situation devient intenable. Si des systèmes de secours ont permis de maintenir les activités jusqu’à présent, l’année 2026 s’annonce comme un véritable saut dans le vide. Pour l’instant, seule une couverture partielle pour les trois premiers mois de l’année a été évoquée, mais sans aucune confirmation écrite. Ce silence radio des autorités laisse les travailleurs sociaux et les médiateurs dans une incertitude profonde.
Ces structures sont pourtant les piliers de la cohésion sociale chez nous. Sans garanties financières, c’est tout un réseau de proximité qui risque de s’effondrer, laissant de nombreux citoyens sans accompagnement. « Aucune perspective claire, aucune garantie », déplorent les associations dans un communiqué commun, rappelant que la sécurité de tous passe avant tout par une présence humaine et constante dans l’espace public.
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