C’est une nouvelle qui fait grand bruit chez nous : la banque ING a reconnu sa complicité de blanchiment dans la fameuse affaire Reynders et a dû s’acquitter d’une transaction pénale de 1,6 million d’euros ! Cette révélation remet sous les projecteurs l’ancien ministre des Finances, Didier Reynders, soupçonné d’avoir blanchi des centaines de milliers d’euros, notamment via cette banque et la Loterie Nationale. C’est d’ailleurs cette dernière qui avait tiré la sonnette d’alarme face à un comportement jugé troublant.
Cette avancée relance de plus belle l’appel à la transparence. Depuis plus d’un an que cette affaire a éclaté, nos députés, notamment ceux de l’opposition, se sont montrés insatisfaits des explications fournies par les banques concernant leurs mécanismes de lutte contre le blanchiment. Des « demi-réponses », selon les socialistes, qui ne suffisent plus. La question est simple : comment de telles transactions ont-elles pu se produire dans des banques censées être sous contrôle strict ? D’où vient cet argent et combien représente-t-il réellement ?
Face à ce constat, le PS, le PTB et Ecolo unissent leurs voix pour exiger la création rapide d’une commission d’enquête parlementaire. Une proposition avait déjà été déposée par les députés Hugues Bayet et Khalil Aouasti, et le PTB avait également tenté de faire avancer le dossier en janvier. Mais la majorité avait alors jugé l’initiative prématurée. Aujourd’hui, avec la sanction d’ING, la donne change et l’urgence est palpable pour comprendre et corriger les failles du système.
Le PTB, par la voix de Julien Ribaudo, insiste particulièrement sur l’importance de ne pas laisser l’élite économique et politique échapper à la justice. « Toute cette affaire sent mauvais », a-t-il déclaré, pointant du doigt les questions sans réponse : pourquoi ING n’a-t-il pas signalé les versements suspects plus tôt ? Le lien entre le monde économique et politique a-t-il joué un rôle ? Le parti communiste s’inquiète aussi de la possibilité d’une transaction pénale pour les politiques et a déposé une proposition pour l’interdire, estimant que dans ces affaires, c’est la société qui est la victime. Les citoyens, eux, méritent avant tout la transparence et la justice.
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