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Canicule dans nos classes : la circulaire de la ministre Glatigny passe très mal auprès des profs

todayjuin 24, 2026 19

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Chez nous, la météo capricieuse rime de plus en plus avec surchauffe dans les classes. Récemment, une circulaire de la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, a mis le feu aux poudres. Ce texte, censé encadrer l’organisation des cours lors d’épisodes de chaleur extrême, demande notamment aux directions de trouver des « locaux frais » pour abriter les élèves. Une consigne qui fait doucement rire – jaune – les enseignants et les syndicats, qui pointent du doigt l’état de délabrement de nombreux établissements belges.

Invitée sur le plateau de Bonjour Bruxelles, la députée PTB Amandine Pavet n’a pas mâché ses mots, dénonçant une totale déconnexion du pouvoir politique. Selon elle, nos écoles souffrent autant du chaud en été que du gel en hiver. Faute de moyens, les enseignants doivent composer avec de véritables passoires thermiques. « Au Parlement, il fait bien plus frais que dans la plupart des classes », a-t-elle fustigé, rappelant qu’il faudrait injecter près de 10 milliards d’euros pour rénover correctement les bâtiments scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour protéger la santé des enfants et du personnel, les syndicats réclament l’achat de thermomètres spécifiques permettant de mesurer l’indice de chaleur réelle (WBGT). Mais au-delà du thermomètre, c’est toute la gestion budgétaire de l’enseignement qui est contestée. La députée a d’ailleurs profité de l’occasion pour réaffirmer son opposition à la hausse programmée du minerval pour certains étudiants, promettant de maintenir la pression pour faire reculer le gouvernement.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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