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Examens sous 37 degrés : à Bruxelles, la grogne monte contre les « classes-sauna »

todayjuin 23, 2026 4

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C’est le retour du soleil chez nous, mais avec lui, une sacrée dose de transpiration dans les écoles bruxelloises. Avec des températures annoncées frôlant les 37°C cette semaine, passer ses examens ou donner cours relève du parcours du combattant. Les syndicats CGSP et CSC Enseignement tirent la sonnette d’alarme : dans de nombreux établissements, l’air va devenir tout simplement irrespirable.

Au cœur de la colère, la circulaire administrative 9730. Selon les représentants des travailleurs, ce texte pousse les directions à maintenir les cours « coûte que coûte », en se contentant de simples recommandations comme s’hydrater ou adapter le rythme. Les syndicats s’insurgent contre ces mesures déconnectées du terrain, pointant du doigt qu’une présence en classe reste envisagée même lorsque le thermomètre affiche 40°C.

Pourtant, la législation sur la protection des travailleurs est très claire. Le Code du Bien-Être au travail prime sur n’importe quelle circulaire administrative. Dès que l’indice de stress thermique dépasse un certain seuil, l’employeur est légalement obligé de réagir pour protéger son personnel. Lundi, la température ressentie dans certaines classes exposées en plein soleil pourrait flirter avec les 40°C, une situation jugée dangereuse pour la santé des élèves et des profs.

Face à ce coup de chaud, les enseignants refusent d’être pris en otage entre leur devoir professionnel et la sécurité de leurs classes. Reste à voir si le bon sens l’emportera dans les prochains jours pour éviter que nos écoles ne se transforment définitivement en saunas géants.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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