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La criminalité organisée albanophone tisse sa toile en Belgique : une emprise qui inquiète nos autorités

todayjuin 5, 2026 2

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Une enquête approfondie, menée par nos confrères de Knack, Le Soir et la RTBF, met en lumière une réalité préoccupante : l’emprise des organisations criminelles albanophones sur notre plat pays ne cesse de croître. En examinant des dossiers judiciaires belges entre 2020 et 2026, les journalistes ont documenté une présence de plus en plus marquée et structurée de ces réseaux.

Le constat est sans appel : plus de 2 000 suspects de nationalité albanaise sont actuellement recherchés par la Police Judiciaire Fédérale (PJF) dans le cadre d’enquêtes en cours. François Farcy, directeur de la PJF de Liège, souligne une transformation majeure au cours des 25 dernières années. Si au début des années 2000, ces groupes se limitaient à de petits cambriolages ou à du trafic de cocaïne de moindre envergure, ils sont aujourd’hui au cœur de trafics de stupéfiants massifs et d’opérations complexes de blanchiment d’argent.

Frédéric Van Leeuw, procureur général de Bruxelles, explique que ces organisations se sont principalement spécialisées dans les « services logistiques ». Concrètement, elles offrent des prestations essentielles pour le transport de drogue et d’argent, l’installation de laboratoires clandestins et l’approvisionnement en produits chimiques. Leur mode opératoire est si sophistiqué et structuré qu’il est désormais comparé à celui de la ‘Ndrangheta calabraise ou même des cartels mexicains, ce qui témoigne de leur dangerosité grandissante.

L’argent sale généré par ces activités criminelles est majoritairement rapatrié en Albanie, où il est réinvesti dans des secteurs comme la construction, l’immobilier et le tourisme. Mais l’impact ne se limite pas à l’étranger : la PJF alerte sur le fait que ces réseaux « gangrènent » également l’économie légale belge. Il est d’ailleurs important de noter que nos forces de l’ordre préfèrent parler d’« organisations criminelles albanophones », car ces groupes ne se limitent pas à la seule nationalité albanaise, englobant aussi des Kosovars, Monténégrins, Macédoniens, et autres, souvent unis par des liens familiaux, d’amitié ou de confiance, renforçant ainsi leur cohésion et leur efficacité criminelle.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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