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La dernière édition de la journée sans voiture à Bruxelles a, une fois de plus, fait couler de l’encre… mais surtout des larmes pour bon nombre de nos commerçants. Fatigués de voir leur chiffre d’affaires fondre comme neige au soleil lors de ces événements, des indépendants bruxellois ont décidé de taper du poing sur la table en créant le mouvement « Respect Brussels ». Leur objectif ? Défendre les intérêts de ceux qui, jour après jour, animent nos quartiers et créent de l’emploi.
Prenez Michel Vanhecke, restaurateur passionné à Berchem-Sainte-Agathe. Pour lui, cette décision, c’est tout simplement « la goutte de trop ». Il l’affirme sans détour : l’impact sur son activité est colossal. « 60 % de mes clients viennent de la périphérie », explique-t-il, soulignant que si l’idée d’une journée sans voiture peut être « très belle pour l’intérieur de la petite ceinture », elle a des conséquences désastreuses au-delà. Les clients d’Uccle filent à Waterloo, ceux de Jette à Wemmel, et les siens, direction Dilbeek et Grand-Bigard. Un exode qui pèse lourd dans la balance.
Avec Yanni, un autre restaurateur de Jette, Michel est à l’initiative de ce mouvement citoyen. Leur message est clair et direct : « On a estimé qu’à Bruxelles, les commerçants, les gens qui créent de l’emploi et de la richesse ne sont pas respectés. Respectez-nous et respectez cette ville ». Et il n’y a pas que les restaurateurs qui souffrent. Frédéric Cantraine, fleuriste, témoigne également d’un manque à gagner significatif : « C’est une perte financière, car c’est un dimanche où je ferme. Personne ne vient. » Désormais, il préfère carrément baisser le rideau ces jours-là.
Au-delà de la seule journée sans voiture, dont la date exacte de la prochaine édition n’est pas encore fixée, « Respect Brussels » dénonce une problématique plus large et persistante : la raréfaction des places de stationnement et leur coût jugé exorbitant. Une situation qui, selon ces indépendants, étouffe progressivement l’activité économique de la capitale et éloigne encore un peu plus les clients potentiels. Une vraie réflexion s’impose pour trouver un équilibre qui satisfasse tout le monde.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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