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Crise à l’École Léon Mignon : La grève pour défendre l’avenir de nos étudiants !

todaymai 22, 2026 5

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Chez nous, à l’École Léon Mignon, le mouvement de grève prend des allures de cri d’alarme ! Depuis ce lundi et pour dix jours, les sections mécanique, menuiserie et électricité-soudure sont à l’arrêt complet. Les professeurs ont décidé de se mobiliser massivement, non pas par plaisir, mais par une profonde inquiétude : ils craignent pour la survie de leur école et l’avenir de leurs élèves face à une série de réformes.

Le premier point qui met le feu aux poudres, c’est l’ajout de deux heures au programme des profs du secondaire supérieur. Une mesure qui passe mal, surtout pour des enseignants qui donnent déjà beaucoup. Aurore Compère, qui enseigne la philosophie et la citoyenneté, ne mâche pas ses mots : c’est une « grosse erreur ». Imaginez : 20 classes, près de 300 élèves et juste une heure par semaine pour aborder des sujets qui demandent justement du dialogue et de l’écoute. Elle le dit clairement : « Au plus on a d’élèves, au moins on a de temps à leur consacrer et au plus on doit faire d’écoles, au moins on a d’énergie et de temps pour eux. » Difficile de créer du lien dans ces conditions !

Mais ce n’est pas tout ! L’augmentation du minerval dans l’enseignement supérieur est un autre coup dur, surtout pour une école comme Léon Mignon qui accompagne souvent des jeunes issus de milieux plus modestes. Emilie Goin, prof de français, est catégorique : « On est face à un public moins favorisé, qui parfois a envie de prendre une autre voie que celle du travail, une fois qu’il sort des études secondaires. » Pour beaucoup, cette hausse risque de fermer les portes de l’université ou des hautes écoles, les cantonnant à des filières qui ne leur correspondent pas forcément. Steve Roskan, professeur de mécanique automobile, résume bien le fond de la pensée : « Le politique peut-il décider de qui peut faire des études supérieures ? » Une question qui interpelle !

Ces nouvelles mesures ne tombent pas seules. Elles s’ajoutent à d’autres réformes passées qui, selon les professeurs, ont déjà fragilisé l’enseignement qualifiant. On pense notamment au renvoi d’élèves majeurs vers l’enseignement pour adultes. « On a des élèves qui ont parfois eu un parcours de vie difficile, et qui se retrouvent à 18 ans en 3e ou 4e secondaire, mais qui sont volontaires, ont envie d’apprendre, de se battre », témoigne un enseignant. Les priver d’un CESS, souvent essentiel pour trouver un emploi, est une décision lourde de conséquences. Et avec le « tronc commun » jusqu’en 3e secondaire, issu du Pacte d’Excellence, l’école craint de perdre encore plus d’élèves, ce qui mènerait inévitablement à des suppressions de postes. « Si le nombre d’élèves diminue, la charge d’élèves diminue, donc comme le nombre d’enseignants dépend du nombre d’élèves, on va perdre des emplois, c’est… inévitable », alerte-t-on. Un avenir incertain plane sur l’établissement.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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