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Migration des batraciens : vigilance accrue sur les routes de Loyers

todayfévrier 27, 2026 18 2

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Avec l’arrivée des pluies et des températures plus douces, les grenouilles, crapauds et tritons entament leur déplacement annuel vers les points d’eau où ils se reproduisent. À Loyers, cette traversée représente un vrai danger, notamment à cause d’une route très fréquentée. Des bénévoles se relaient chaque soir pour leur venir en aide.

Lorsque l’humidité est suffisante et que la température dépasse les huit degrés, les amphibiens sortent massivement à la tombée de la nuit. Leur déplacement se poursuit souvent jusqu’au petit matin, rendant la période particulièrement critique.

Pour limiter les risques, un dispositif temporaire a été installé par la commune sur environ 300 mètres. Il s’agit d’une barrière qui empêche les animaux d’accéder directement à la chaussée. Les bénévoles interviennent alors munis de lampes et de seaux pour les transporter de l’autre côté en toute sécurité.

Si les grenouilles se déplacent rapidement en bondissant, les crapauds et les tritons avancent plus lentement. Pour ces derniers, la traversée peut s’étaler sur plusieurs jours, ce qui augmente leur exposition au danger.

Les amphibiens figurent aujourd’hui parmi les espèces les plus menacées au niveau mondial. Près de la moitié d’entre eux sont en situation préoccupante. En Wallonie et à Bruxelles, plus d’un millier de volontaires se mobilisent avec Natagora afin de protéger ces animaux lors de leur migration. L’an dernier, plus de cent mille individus ont pu être mis à l’abri.

À Loyers cependant, le nombre de batraciens observés diminue d’année en année. Là où plusieurs centaines étaient recensés autrefois, ils ne sont plus aujourd’hui qu’une poignée. La principale cause reste la circulation routière, bien plus que les maladies.

Malgré la signalisation et les limitations de vitesse, certains conducteurs roulent encore trop vite. Cela représente un danger autant pour les animaux que pour les bénévoles présents sur le terrain. Même à faible allure, le souffle provoqué par un véhicule peut suffire à tuer un batracien.

La période de migration devrait se prolonger jusqu’à la fin mars, voire début avril. Pour les bénévoles, l’engagement reste intact après de nombreuses années de mobilisation. Sauver un seul animal justifie leur présence quotidienne, car chaque individu compte pour préserver ces espèces fragiles.

Les personnes souhaitant s’impliquer peuvent rejoindre l’un des nombreux sites de sauvetage existants via les réseaux associatifs dédiés à la protection de la nature.

 

 

Écrit par: Jade

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